Versailles, ce 17 de Janvier 1740
Mon bon Ami,
Vous n’êtes pas sans savoir, que Julia de Vernay, une jeune et belle lesbienne s’est entichée de votre femme, m’adressant des œillades et sourires de côté, frôlements répétés, sa chair semblant vibrer en voyant votre Dame qui la trouble assurément. Je suis tout autant que vous, mon Cher, surprise d’une telle séduction envers cette jeune Dame que je n’ai vue et à laquelle j’ai tenu conversation que deux ou trois fois peut-être…
C’est une belle personne, trente ans sans doute, fort bien mise, agréable, ayant conversation et un sourire à damner un saint, mon cher Ami ; mais il s’avère que, de temps à autre, m’a-t-on dit, elle ne dédaigne pas de goûter à quelques amours saphiques du meilleur cru, pour revenir ensuite à l’amour des hommes avec bonne humeur et entrain. Cela me convient et se trouve en accord avec ma propre philosophie des échanges amoureux, vous le savez, mon Cher…
Toujours est-il qu’elle me fit porter un billet m’invitant à souper en son hôtel particulier, sis route de Saint-Cloud, en compagnie de son Amant, le Marquis de Villeguet qui occupe une fonction de qualité auprès de quelque grand personnage qui aurait, m’a-t-on dit, l’oreille de sa Majesté… Ce noble est froid et sec, assez bien de sa personne, l’œil tranchant, bien mis et de bon avoir ; de plus, je me suis laissé dire qu’il s’agissait d’un grand amateur des choses amoureuses qu’il partage souvent avec sa Maîtresse Julia en compagnie de quelques gens de haute condition. Je décidai donc de me rendre à ce souper, l’inspection de vos fermages dans les lointaines Charentes vous éloignant de moi ces quelques jours… Je me sens un peu seule et ai besoin de quelques distractions fussent-elles même (et surtout) sensuelles… Mon cher et vaillant « Uranus », amant canin de qualité, ne suffisant tout de même pas à mes désirs les plus secrets qui sont, vous ne l’ignorez pas, souvent de bon feu aux grandes flammes… Point de jalouserie, mon Ami, je suis certaine que vous aurez dans votre entourage vous aussi, quelque belle compagne pour vous bien satisfaire…vous me raconterez…
Je vais donc par ces lignes vous conter ce que fut ce souper en trio libertin, je sais, mon bon Ami, combien vous êtes friand de ce genre d’ébats et suis persuadée que cela vous remettra en joie pour votre retour et vous donnera plaisir à me retrouver ; voici donc :
Je parvins donc à la belle demeure de Saint-Cloud comme tintait le quart après huit heures et fis arrêter mon carrosse au pied du perron où l’on m’accueillit avec force sourires, embrassades et étreintes de joie et de désir… L’on me prit le bras, la taille et je fus conduite en un petit salon où un souper était servi, éclairé par des chandeliers aux reflets tremblotants en des miroirs biseautés du plus bel effet. Un intérieur délicat à souhait, chaud, feutré, intime. Je ne cachai pas mon plaisir à recevoir un tel billet pour une invitation qui, tout de même m’avais surprise ; il me fut répondu que les quelques fois où la
belle Julia avait l’avantage de me voir, c’était pour elle un honneur et un plaisir sans mesure.
J’allais presque rougir, quand on me prit la main pour la baiser langoureusement par effleurements d’abord légers, puis par des baisers de plus en plus pressants montant vers le poignet et l’avant-bras… Ma poitrine battait, je me sentais…très chaude…je cherchai mon éventail… La tiédeur de la pièce, le champagne, les caresses subites avant l’heure me troublaient, je l’avoue, par leur soudaineté et leurs élans répétés… L’on me tendit une coupe de champagne, nous trinquâmes… La jeune Marquise Julia, trempa son index dans sa coupe et le glissa derrière mon oreille en guise de porte-bonheur pour la suite de nos…relations, puis bus du bout des lèvres, avec sensualité, appuyant dans le mien son regard ; elle passa la pointe d’une fine langue entre ses lèvres, gourmande à souhait et me prit la main qu’elle caressa doucement, amoureusement, nos deux mains posées sur le satin d’une élégante bergère. Je me sentis défaillir et j’allais avoir envie de cette femme, mon bon Ami… Je bus à mon tour, fis un sourire à la Belle qui se rapprocha de moi dans un bruissement de soie et de rubans… Tout n’était que charnel chez cette jeune Marquise, elle avait un profil de chat et ses cheveux blonds attrapaient la lumière, un soleil ! Elle me baisa la main, posa ses lèvres chaudes dans ma paume, la retint serrée, se faisant passionnée… Nous fîmes conversation, cachant mutuellement notre trouble et notre approche en ces amours troubles où la sensualité se coulait perfidement entre les mots mêmes, les sourires, les clins d’œil et les rires… Avais-je envie d’elle ? Allions-nous faire l’amour toutes les deux, devant Lui, le seigneur orgueilleux ? Je savais que oui et n’étais-je pas déjà à eux, ne le savaient-ils pas ?
Lui, s’approcha, trinqua avec moi puis avec sa Maîtresse qui, enhardie, me caressa la joue, puis le cou et à nouveau, mouilla le bout de son index pour le passer délicatement à présent sur mes lèvres, puis elle baisa doucement celles-ci, s’attarda un peu, pointa une langue timide, traîtresse que je devinais prête à tout… Le Marquis s’assit à nos côtés en buvant lentement, à petites goulées, son champagne, sa pomme d’Adam allant et venant sur son cou fin cerné d’une écharpe de soie piquée d’une épingle surmontée d’une perle ; une longue main se posa sur ma cuisse et froissa un peu le satin de ma robe ; le plaisir m’envahissait ;il remonta, cala ses doigts dans le « y » bien marqué par les plis dus à ma position assise, y demeura un instant, appuya, insista, me guettant…Je fermai les yeux… C’est alors qu’elle prit ma bouche avec douceur, insinua sa langue entre mes lèvres en murmurant dans un souffle tiède : « Ma Chérie… ». Mon intime chair était troublée, la chaleur m’envahissait, mon petit clito devait déjà se dresser dans ma culotte de dentelle, la pointe de mes seins poussait les soies de mon balconnet…Je pris sa bouche à mon tour, la baisai longuement, profondément, avec ardeur même, une étreinte complète de nos langues se fit, elles se démenèrent, se soudèrent, se défirent, se reprirent, nous nous goûtions sensuellement…
Ah, mon Ami, mon Chéri, quel émoi elle me fit ! Elle prit une gorgée de champagne et reprit ma bouche pour y glisser le liquide chaud prisonnier de son palais et le laissa s’instiller doucement sur ma langue et dans ma gorge…Elle était en moi et me possédait, la « Diva Lesbienna », comme plus tard, je l’appelai, étant d’origine italienne lointaine, comme elle me le confia…
Vous savez, mon bon Ami que d’autres femmes m’ont déjà embrassées, vous en fûtes témoin, mais je dois dire que cette jeune Maîtresse fit passer en moi en cet instant, des trésors d’érotisme, d’émotion profondément sensuelle, dont je garde encore le goût en vous écrivant ces lignes…
Lorsque le Marquis vit sa Maîtresse se pencher vers moi et pointer sa langue dans le sillon de mes seins, il s’enhardit et prit ma main qu’il dirigea vers son sexe qui menait déjà grande bataille pour se libérer d’une étoffe qui le retenait prisonnier… J’ouvris donc sa culotte, libérai le grand impudent rose et noueux qui se dressa d’un seul coup, prépuce décalotté, palpitant, presque courroucé, attendant une caresse longue et appuyée, dont vous connaissez les bienfaits, mon Ami ! Je branlai d’abord un peu ce malotru dressé avant même notre connivence amoureuse et j’entendis le Marquis respirer à petits coups, satisfait, rejeté en arrière sur le dossier de la bergère, jambes ouvertes, abandonné, finissant son champagne…
Julia libéra mes tétons qui, aussitôt, se dressèrent, gonflés, aréolés de la plus belle façon et qu’elle s’empressa de téter vitement, comme une enfant ; elle en aspirait l’aréole, presque goulue, jouait de la langue, mordillait, titillait, les faisait encore plus se dresser, terriblement experte dans la sucée. Mon branle sur le vit du Marquis portait ses fruits, un beau filet de foutre inonda bientôt ma main à deux reprises et coula dans les dentelles de mon poignet… Le Marquis râla un instant sous mes doigts, je poursuivis mon branlis, un peu de jutin sortit à nouveau, blanc, chaud, sirupeux, odorant… Entretemps, Julia m’avait troussée et, accroupie entre mes cuisses écartées et relevées le plus haut qu’elle put, elle s’employait par la fente de ma culotte à darder sa langue sur mon clitoris, frétillant dans les poils pubiens, déjà humides de cyprine sous l’excitation et pénétra littéralement mon sexe de cette languette chaude, intrépide, infatigable qui ne cessa de s’agiter en mon bénitier…Je m’abandonnai et me laissai gouiner gentiment par une si belle et douce servante de Sappho…
Le Marquis poursuivait seul son branle en nous contemplant ainsi mariées, nous encourageant d’une voix morte, troublée par le désir…il jouit à nouveau le bougre et cette fois-ci sur sa culotte, de belles gouttes épaisses et nacrées qui fleuraient bon… Ma jolie gouineuse s’activait, je jouis plusieurs fois, jambes à présent posées sur ses épaules…
Nous nous mîmes nus sur un épais tapis, rassemblant des coussins à la hâte pour assurer notre confort ; le feu dansait dans l’âtre…j’aimais ces deux êtres, je les désirais, ils me désiraient, nous allions être fous ! Nous poursuivîmes nos caresses appuyées devant le feu, nos chairs chauffées aux flammes de ces enfers…
Notre trio était maintenant étendu, nu, sur une tiède et large couche où il pouvait s’ébattre pleinement. Tous les trois enlacés, le Marquis contre mes fesses pressé, dont je sentais le membre grandir sans cesse, haut dressé contre mon sillon fessier – quelle ivresse, mon Ami ! – la jeune Marquise épousait mon ventre, chatte contre chatte, seins contre seins, nous ondulions doucement au gré de nos houles sensuelles poussées au paroxysme… Julia baisait mes lèvres et je défaillais…son petit clitoris contre le mien pressé se faisait petit membre, tout comme je les aimais, vous le savez, Armand ? L’ivresse était à son comble. Je sentis le fort prépuce du Marquis chercher ma fente, il glissa sous le porche d’amour, se frotta à mes soies intimes, ouvrit peu à peu ma fendine, s’y fraya un chemin et je fus prise avec soin, délicatement, à petites poussées fines mais affirmées, il s’infiltrait peu à peu, s’insinuait entre mes belles lèvres ouvertes, brûlantes, en attente… Il poussa plus avant et je sentis ses couillines heurter ma vulve, il était donc à fond en moi à présent et forniquait gentiment, le diable… je répondais à ses assauts de mes fesses et de mes reins cambrés, toujours baisée en bouche par ma belle lesbienne ; nous bandions toutes les deux de nos clitorins, une vraie passe d’armes entre deux jolies petites bites toutes fières d’exister !
Le Marquis jouit délicieusement, un foutre chaud, répété, petits jets charmants, apaisants, je serrai un peu plus fort ma gouineuse d’amour qui gémit et jouit à son tour d’une clitoridienne façon… Le Marquis déqueuta de ma fendine et chercha mon troulin, qu’il trouva sans tarder et le prépuce embarbouillé de foutre et de cyprine trouva l’anus que, délicatement, il força, j’ouvris le
cul, il s’y glissa, encore terriblement dur et fut vite en mon fondement où forniquant à nouveau, il ne tarda pas à se répandre en une giclée chaude qui me ravit… J’oubliai un peu cette queue en mon cul et me consacrai toute entière à ma belle Julia qui me retenait serrée, nous ne faisions plus qu’Une… Je sentis peu à peu le Marquis débander en mon cul, qu’il quitta…je serrai ultimement l’anus avant que le prépuce ne fut totalement sorti et lui tirai son dernier foutre avant le déculage… Je baisais pleinement ma gouine et prenais à mon tour l’initiative de notre saphisme… Elle m’en sut gré et nous restâmes ainsi soudées, tandis que notre Amant nous disait des mots coquins à l’oreille, nous incitant à nous aimer encore un peu plus fort sous ses yeux… Au bout d’un moment, le bougre avait su, en nous contemplant, ranimer sa queue et bandait à nouveau en agitant sa main sur sa grosse veine, battant le branle de son prépuce sur mes fesses…puis il vint se placer entre nos deux bouches et nous tendit sa queue pour un suçage élaboré…nous nous précipitâmes sur ce vit encore tout parfumé de foutre, de ma cyprine et autant que de mes humeurs culines, nous nous délectâmes et il banda derechef en geignant de plaisir…
Le Marquis nous sépara et vint prendre sa Maîtresse devant moi, raidi comme un cerf, la pénétra et la fit crier, tant elle avait la chair en attente et ne se contenait plus… Je les vis ondoyer, les entendis rugir, déments, levant haut les hanches de Julia pour la prendre plus à fond dans une position toute suggestive qui m’incita à venir titiller ses couilles, de belles boursines encore bien garnies qui dansaient joyeusement au bas de la superbe fente poilue et humide de ma gouine comparse…
Je lui fis même un « troulis-troulin », le lichai, enlanguai son trou du
cul, le broutinai, y laissai ma langue (ne suis-je pas « anusienne » après tout…j’aime tant ce petit œillet rose qu’il soit masculin ou féminin ?!), il grogna en remuant les fesses, stimulé et donna des coups de reins de plus en plus forts dans la belle Julia ; puis, je vins me poster à hauteur de leur visage et entrepris de me bien masturber, fente bellement ouverte, dans un délire de mots obscènes que je ne contrôlais plus, mon Ami… Mon clitoris rouge vif bandait comme un seigneur !
Ainsi prirent fin nos ébats…Le Marquis toutefois, prit encore devant moi en cul, sa belle et
chaude Maîtresse et nous nous séparâmes sur des baisers ardents très appuyés.
Nous fîmes toilette et soupâmes et je repris la route de Versailles – fouette cocher ! – il était minuit bien sonnées quand je me mis au lit, épuisée, mais ravie, après m’être fait servir une infusion par notre bonne Ninon (mais je n’avais plus la force de dormir avec elle pour la satisfaire d’une quelconque façon…, de même « Uranus » resta au pied de mon lit, couché sur le tapis…point d’excès canins, compte tenu de ma fatigue)…
Voilà, mon bon Ami, mon Armand, je vous espère en bonne compagnie et vous attends pour vous recevoir avec les plaisirs et douceurs qui vous sont dus et vous baise bien tendrement partout où vous aimez, mon très Cher époux… A vous lire, je l’espère, d’ici votre retour…
Votre bien amoureuse Françoise,
Marquise Françoise de Coubressac.
****