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J'ai couché avec ma patronne
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Récit érotique ajouté le 12/01/2009 par Fanny

Mais qu’est-ce qu’elles ont été s’imaginer les voisines quand elles m’ont vue pour la première fois monter avec mon sac dans sa grosse voiture ! Toujours est-il que ma mère, qui tient à la respectabilité de la famille a raconté à tout le quartier que je fais du baby-sitting et que ce monsieur bien comme il faut est un nouveau client. Elle tient à la réputation de sa petite fille modèle, pas riche mais honnête. Si elle savait !

Non, ne vous attendez pas à quelque histoire sordide de prostitution clandestine. Je fais vraiment du baby-sitting chez ce monsieur distingué, un expert comptable qui a son bureau – on dit « cabinet », mademoiselle ! une pierre dans mon jardin où j’essaie de cultiver le beau langage – en plein centre ville. Il habite une villa en banlieue, dans l’autre, la belle, sur la colline, pas notre zone pavillonnaire sinistre. Il a une femme jeune et très jolie et deux jumelles de six ans. Ils sortent pratiquement une fois par semaine, le vendredi ou le samedi, parfois les deux. Il vient me chercher vers dix-huit heures et me ramène le lendemain matin. Il m’a raconté qu’il est divorcé et remarié, qu’il a de son premier mariage une fille qui a à peu près mon âge et qui vit avec sa mère.

J’étais sûre qu’elle ne devait pas beaucoup me ressembler. Je l’avais imaginée grande, blonde, élégante et sophistiquée. Il m’a dit qu’elle lui donne beaucoup de soucis, qu’elle traîne avec des bons à rien, qu’elle se néglige et qu’elle est en train de gâcher sa vie. Comme quoi ! Moi, je ne gâche pas la mienne. Je suis insignifiante, certes, petite, brune, maigre, sans formes, toujours habillée de la même façon, en robe grise et collants noirs. Mais, « moi c’est moralement que j’ai mes élégances » - j’ai lu ça quelque part, ça m’a plu et ça m’est resté. A la fac, je suis la meilleure de ma classe, j’essaie d’être gentille et serviable avec tout le monde, les profs m’adorent, les élèves aussi, mais je ne suis pas de celles qu’on invite lorsqu’il y a des fêtes ou des sorties. Je suis de celles qui n’ont pas de logement en ville, qui rentrent le soir chez leurs parents et dont on ne pense pas un instant qu’elles puissent avoir envie de s’amuser, d’aimer et d’être aimées, comme les autres. Sentimentalement, ma vie est une suite de petits désastres. Moi, c’est solitairement que j’ai mes jouissances.

Il est venu me chercher tôt ce samedi matin. Ils doivent partir pour la journée, ils rentreront probablement très tard, les petites ont école, je vais les conduire, aller les rechercher, m’occuper d’elles dans l’après-midi et la soirée. Je dormirai chez eux et il me ramènera demain matin. C’est bien payé.

On arrive. Les jumelles courent m’embrasser. Mais il y a de l’orage dans l’air : elle est encore dans la salle de bains d’où me parviennent des éclats de voix, les échos d’une des disputes les plus triviales auxquelles il m’a été donné d’assister. Comme quoi. Il revient furieux. « Cette conne ! » Comment peut-il se permettre de la traiter ainsi devant ses filles, devant moi. Il est vrai que je passe inaperçue, mais tout de même ! D’ailleurs il semble s’apercevoir que j’existe, il reprend son calme et m’annonce que « son épouse n’est pas prête » - merci, j’avais compris ! Changement de programme : il va conduire lui-même les jumelles à l’école et qu’ils partiront après. En attendant, je peux prendre du café, il est prêt dans la cuisine.

Je suis là, assise face à la porte, une tasse de café chaud dans les mains lorsqu’elle apparaît « dans le plus simple appareil d’une beauté que l’on vient d’arracher au sommeil». Décidément, aujourd’hui je donne dans le littéraire ! En fait elle apparaît dans l’encadrement de la porte, sublime image que sa blondeur et son peignoir blanc sur le fond noir du couloir éteint. Je reste là, bloquée, à la regarder. Hélène esquisse un vague sourire. Elle excuse l’énervement de son mari, un client important à voir, une affaire délicate… Elle ne semble pas tout à fait convaincue de ce qu’elle dit. Sur son visage aux traits fins il y a toujours un voile un peu mélancolique, auquel aujourd’hui s’ajoute comme un malaise, une certaine tension. Pour preuve, elle serre les poings dans les poches de son peignoir, elle tire sur le tissu au point que je vois l’échancrure du col s’ouvrir un peu. Un instant j’imagine que la ceinture finit par se dénouer et qu’elle m’apparaît nue. Mais elle brise l’enchantement. Elle part dans sa chambre pour finir de se préparer avant le retour de son mari.

Je sais que je vais garder cette fantaisie dans ma tête pour un usage futur. J’ai comme ça une série de petits films mentaux qui parfois se mettent en route sans que je leur demande, qui capturent mon attention et ne la libèrent que lorsque je me suis isolée un instant pour me livrer à une petite séance de masturbation. Je connais toutes les toilettes de la fac, particulièrement les nouvelles, bien isolées les unes des autres, où je ne risque pas de faire comprendre à quelque pisseuse de la cabine d’à côté ce que je suis en train de faire. Ça ne rate pas. Ils viennent de partir et je me suis mise au travail sur la table de la salle à manger, mais aux vers de Racine vient se superposer l’image du corps d’Hélène dans son peignoir ouvert. Je sens ce picotement si particulier qui me fait remuer les jambes, les serrer comme pour contraindre mon minou à me laisser tranquille. Je sais que rien n’y fait, j’ai l’habitude, quand j’en suis là il faut que je me soulage. Parmi d’autres, j’ai un cérémonial bien rôdé pour les cas d’urgence : j’écarte bien mes jambes, je remonte ma robe sur mes cuisses et je me caresse par-dessus mes collants, la main bien à plat, puis je la glisse entre les collants et ma culotte et je frotte de plus en plus en plus vite, de plus en plus fort, je veux qu’elle se mouille bien pour que le soir je puisse encore profiter de mon parfum. Je m’engage enfin sous ma culotte, je suis trempée, je sens mes poils tout poisseux, je parcours mon minou du haut en bas, jusqu'à la source et j’y enfonce mon majeur. Ce premier moment est toujours un délice !

Mon pouce remonte à la recherche de mon petit bouton qui ne demande qu’à s’enflammer. Je ferme les yeux. Le peignoir n’arrête pas de s’ouvrir sur les seins ronds et le minou doré d’Hélène. Je peux jouir très vite quand je sais que je n’ai pas le temps. Ensuite je promène ma main sur mon visage et je suce mes doigts. J’aime le parfum et la saveur de ma liqueur intime, mais après il faut que je me débarbouille. Heureusement, je ne me maquille pas. Je me lève, donc, et je me dirige vers la cuisine, puis je change d’idée et je vais dans la salle de bains. Elle est grande, luxueuse, très claire, tout brille. Je me passe de l’eau sur le visage et je me lave soigneusement les mains. Je cherche quelque chose pour m’essuyer et je vois le peignoir d’Hélène accroché à un porte manteau, à côte de celui de son mari. Il est encore mouillé. Je le décroche, le retourne, je cherche l’endroit qui a été en contact avec son minou et je le porte à ma figure. Ma fille, si tu commences comme ça, je sens que ta dissertation ne va pas avancer beaucoup. Je fais taire ma mauvaise conscience, j’ai envie de passer ce peignoir et je vais le faire. Je me déshabille complètement. Dans le grand miroir de cette salle de bains fastueuse mon corps maigrelet me paraît tout à fait déplacé. Je passe le peignoir, trop grand pour moi. Il est humide et froid et me fait frissonner. Je m’appuie de dos au grand radiateur vertical et je me sens bien. L’envie d’un bain me prend. C’est l’occasion ou jamais d’utiliser une aussi grande baignoire avec plein de jets d’eau partout. Je joue à la princesse, comme je faisais jadis, je retire le peignoir avec des gestes lents, je vérifie la température du bout du pied comme j’ai vu faire dans les films et j’entre dans l’eau. Je glisse, je m’étale et ça éclabousse partout. La scène tourne au burlesque, tout à l’heure il faudra que j’essuie. Je me laisse caresser un bon moment par les jets d’eau, j’approche mes seins, mon minou ouvert, mes fesses, et j’en tire de fortes sensations.

Mes mains parcourent tout mon corps. J’imagine que je suis elle, ou que ce sont ses mains à elle qui me caressent. Je traîne ainsi un bon moment, jusqu’à ce que la température de l’eau me rappelle à la réalité. Je sors du bain et je remets le peignoir. Plantée devant le grand miroir, je prends des poses, je desserre un peu la ceinture, je pointe les mains dans les poches et le peignoir s’ouvre. Instant magique ! J’ouvre l’armoire de toilette et j’examine les produits qui s’y trouvent, chers sans doute, des marques que je ne connais pas. Je ne voulais rien toucher, de peur qu’elle s’en aperçoive, mais je ne résiste pas devant un flacon de parfum. Je l’ouvre et le hume. C’est bon, délicat, raffiné. Je ne mets jamais de parfum, mais là je suis sur le point de céder. Je réalise à temps que je risque que les jumelles reconnaissent tout à l’heure le parfum de leur mère. Je rebouche le flacon, je le range et je referme l’armoire de toilette. Dans un coin de la pièce, il y a le panier à linge. Je n’ai même pas le temps de me dire que ce que je fais n’est pas bien du tout que j’ai déjà cédé à la tentation et que je l’ai ouvert. Sur le dessus, une culotte bleue d’Hélène, fine, brodée, élégante, de celles qu’on voit dans les devantures des magasins de lingerie du centre ville à des prix qui font frémir. Rien à voir avec mes culottes à moi, en coton, achetées par lots de trois en grande surface. N’étant plus à une turpitude près, je la saisis délicatement, je la tourne dans tous les sens, je la froisse, je la retourne et je l’approche de mon nez. Ça sent fort et fort bon et ça me fait de l’effet. Elle a dû avoir une drôle d’excitation hier, pour que ça sente encore comme ça. La main de son mari a dû s’insinuer sous sa robe et… Stop ! Pas lui dans mon film, pas cet individu qui l’a traitée de conne. Je préfère l’imaginer seule sur le divan du salon, s’ennuyant, écartant ses jambes, relevant sa robe, découvrant cette jolie culotte et se mettant à se caresser. Je suis sûre qu’elle le fait. Je la vois se trémousser et ma main à moi descend contre mon minou de nouveau humide. Arrête ! Calme-toi… Facile à dire !

Je repose à regret la jolie culotte dans le panier en évitant de regarder le slip d’homme qui à cet instant m’écœure. Je quitte la salle de bains et je vais dans leur chambre, de plus en plus curieuse et de plus en plus échauffée. Un grand lit, avec une couette à grosses fleurs deux chevets et une grande armoire à miroirs coulissants qui prend tout le mur, à droite du lit, de son côté à elle, si j’en juge par les revues qui jonchent le sol. Pas très intellectuelles les soirées d’Hélène. Je soulève la couette à la recherche de son parfum. Pas de doute, cet oreiller c’est bien le sien. Je fais coulisser l’un des panneaux de l’armoire et je découvre sa garde-robe fournie, des robes, des jupes des pantalons suspendus en bon ordre. Je les effeuille de ma main. Il y en a pour une petite fortune, c’est la première idée qui me vient à l’esprit, mais aussitôt je pense avec émotion à ce que cela couvre habituellement. Sur le côté, une série de tiroirs, j’ouvre le premier qui offre à ma vue toute une série de culottes du même raffinement que celle que j’ai trouvée tout à l’heure. Broderies et dentelles, fines, douces au toucher, rien de vraiment sexy. Hélène, que je sens partout autour de moi, m’excite et m’obsède. J’ai envie d’elle, je n’ai que moi. Je fouille dans les tiroirs de son chevet à la recherche… c’est une idée folle, je n’y trouve rien d’intéressant, et surtout pas un objet qu’elle utiliserait pour… J’aurais eu l’impression qu’elle entrait en moi. Je repousse la couette et je m’étends de travers sur le lit, je mets son oreiller sous ma nuque pour bien voir mon minou béant dans le miroir de l’armoire. Il est luisant, je le touche, le caresse le titille, le pénètre, je veux prendre tout mon temps. Je voudrais qu’elle soit là, qu’elle me comprenne, qu’elle m’aime, qu’elle me caresse et qu’elle se laisse caresser. Il faudrait que je lui laisse un signe de mon passage, de mon émoi.

Une autre idée folle. Je me lève, dans le tiroir des culottes je saisis celle que je trouve la plus jolie, une noire, la seule de cette couleur, avec des broderies en forme de fleurs entrelacées. Elle sent bon la lavande dont j’aperçois le bouquet au fond du tiroir. Je retourne m’allonger. Je me regarde frotter sur mon minou suintant l’intérieur de cette culotte où je veux laisser une trace de moi brûlante, de moi sensuelle, de moi vicieuse. De moi qui vais jouir trop vite si je n’y prends garde. J’arrête un moment. Je reprends mon souffle sans que le volcan que j’ai entre les cuisses ne donne signe de s’apaiser. Je regarde la fine dentelle : là où elle a déjà été en contact avec le minou d’Hélène s’étale une tache brillante. Je l’applique de nouveau entre mes lèvres qui brûlent et je reprends mon frottement. Par moments c’est un peu râpeux, mais que c’est excitant ! J’agite mon doigt, je me pénètre un peu, je me trémousse, je me cambre, je caresse mes seins, je gémis, je vais jouir, je jouis, c’est très fort… je me relâche, palpitante, haletante, heureuse, apaisée. Je retire mon doigt, je regarde la culotte qu’orne maintenant une tache bien plus large. Je la pose sur mon visage, je me renifle, je n’ai jamais senti aussi bon. Je m’aime. Je m’assoupis.

Reprendre mes esprits et mettre en place la suite de mon plan. Je retourne dans la salle de bains, je remets le peignoir à sa place, j’ouvre le panier à linge pour y déposer la culotte noire. Au dessus elle serait trop en vue et Hélène risquerait de s’en apercevoir dès ce soir. Mais il ne faut pas que je l’enfouisse trop car alors elle pourrait ne pas y prêter attention et la fourrer dans le lave-linge sans se poser de questions – je sais par les jumelles que « c’est maman qui s’occupe du linge ». Au vu de la quantité, j’espère qu’elle s’en occupera lundi, quand elle sera seule, qu’elle aura tout le temps pour se poser des questions et, qui sait, pour trouver la bonne réponse. Ça ne me dit pas comment elle le prendra. Je sens que va se tarir une source de revenus non négligeables. Tant pis, je prends le risque. Deuxième phase, demain matin : avant de partir, cacher mon agenda sous le lit comme s’il y était tombé tout seul. Attendre mardi e appeler Hélène pour lui demander si par hasard elle ne l’aurait pas trouvé. Affaire à suivre…

Le dimanche s’est passé sans histoires. Je ne passe quand même pas tout mon temps à me tripoter le minou, bien que j’aime vraiment ça. Lundi, cours à la fac. Mardi, je sèche et je reste à la maison. J’attends une heure décente pour appeler : quand je me suis réveillée, anxieuse à cause de ce qui va se jouer aujourd’hui, je pense qu’il est un peu tôt. J’attends. Neuf heures, c’est bon, je me jette à l’eau. Je suis seule à la maison et mon cœur cogne si fort dans ma poitrine quand je compose le numéro que j’ai l’impression qu’il résonne dans toutes les pièces.
« Bonjour, c’est Fanny. J’ai perdu mon agenda et je me demande si ce ne serait pas chez vous. Vous ne l’auriez pas trouvé, par hasard, il a une couverture rouge et il y a mon nom.
- Bonjour Fanny. Non, je n’ai rien vu. Mais je vais aller regarder dans la chambre. Je vous rappelle. »
Elle ne m’a pas injuriée, c’est déjà ça, je ne l’ai pas trouvée très chaleureuse non plus … Mais à quoi tu t’attendais, bécasse ! Qu’elle crie dans le téléphone « viens vite, je brûle, j’ai envie de ton corps » comme une chienne en chaleur dans un film porno ? Attendre qu’elle rappelle et voir comment elle va négocier la restitution…

Ça y est, c’est elle !
« Fanny ? Oui, c’est Hélène. Je l’ai trouvé, il était sous le lit dans la chambre. J’imagine que vous voulez le récupérer rapidement… Je dois descendre en ville pour faire des courses cet après-midi, voulez-vous que nous nous retrouvions quelque part ? »
Elle m’a paru plutôt amicale, en tout cas le café où elle m’a donné rendez-vous ne se prête pas à un scandale, si elle avait voulu me voir pour me cracher son dégoût à la figure, elle m’aurait dit de passer chez elle. Mais peut-être n’a-t-elle pas vu ou compris le message que je lui ai laissé. Hélène, Hélène, pourquoi le temps passe-t-il si lentement aujourd’hui ?

Il est trois heures. Ne pas aller trop vite. Ne pas arriver la première. Ne pas donner l’impression d’être anxieuse. Ça fait beaucoup de choses à maîtriser. Cinq minutes de retard, c’est bon, je peux y aller. J’entre dans le café et je la cherche au milieu de tous les clients attablés. Je la découvre tout au bout sur la droite, près de la baie vitrée, mon agenda est sur la table.
« Bonjour. »

Elle m’accueille gentiment, me sourit, me demande si je ne suis pas trop pressée. J’ai tout mon temps. Elle aussi, la mardi après midi c’est la femme de ménage qui va chercher les jumelles à l’école. Le garçon arrive et pose sur la table une théière, une tasse une coupelle avec du citron. Puis il me regarde, interrogateur. Un thé comme elle, égal manque de personnalité, un café ça fait banal, un chocolat, gamine, un coca, commun, je lui demande ce qu’il y a comme jus de fruits. Il me débite tout le chapelet. Ne pas faire trop snob avec les fruits de la passion, ni trop terne avec le jus d’orange.
« Un jus de goyave, tiens, je n’ai jamais goûté. »

Je remercie Hélène pour l’agenda, je guette sur son visage la moindre trace de gêne ou d’anxiété. Rien, elle est calme et détendue. Une jolie femme de trente ans, à l’aise dans la vie, malgré ce voile de tristesse qui ajoute à son charme. Ce que j’aimerais être comme elle ! Nous parlons de tout et de rien, en fait c’est surtout elle qui parle. Elle me dit tout le bien qu’elle pense de moi – elle n’a pas vu, c’est sûr ! – que ses filles m’adorent, qu’elle aimerait que nous nous connaissions un peu mieux qu’on se tutoie – qu’est-ce que ça signifie ?

En une heure de conversation nous avons fait plus ample connaissance, sans entrer dans des détails intimes, naturellement, les études, la vie de tous les jours, nos goûts en fait de musique, de livres et de films. Elle n’est pas aussi superficielle que je pensais. Je la voyais comme une bourgeoise capable seulement de s’occuper de son apparence et de dépenser le fric de son mari. En fait elle est plutôt fine, cultivée, mais elle se sent un peu seule, n’étant pas arrivée en dix ans à se faire de véritables amies sur place. Elle doit faire des courses, elle me demande si je veux l’accompagner. On entre dans une boutique où je n’aurais jamais mis les pieds. La vendeuse s’empresse tout en me considérant d’un œil méprisant, la vilaine petite guenon mal fagotée dans ce temple de l’élégance. Hélène choisit deux jupes. Elle me demande ce que j’en pense. Pas vraiment d’avis. Elle va vers la cabine d’essayage. Machinalement, je la suis, je m’accroche à elle dans ce lieu hostile. La vendeuse nous prie de l’excuser, une nouvelle cliente vient d’entrer. Hélène tire le rideau, j’entends le bruissement de sa jupe qu’elle ôte, de l’autre qu’elle passe. Elle ouvre le rideau et me demande ce que j’en pense. Je la trouve bien. Elle va passer l’autre. Nouveau petit bruissement émoustillant, garde ton sang froid, ma fille, pense à autre chose. Elle ouvre le rideau pour me montrer. L’autre était mieux, je suis du même avis, n’est-ce pas ? Et ni une ni deux, elle l’ôte devant loi ébahie, dévoilant la petite culotte noire et de très jolis bas bordés de dentelle. Ma respiration se bloque et je dois passer par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Elle sourit et me dit tout bas, à l’oreille que oui, c’est bien la même culotte. Puis elle tire le rideau pour passer l’autre jupe pendant que j’essaie de reprendre mes esprits. Hélène sort de la cabine et appelle la vendeuse pour pendre l’ourlet. Dieu que c’est long, je voudrais filer de ce magasin où je me sens de plus en plus mal à l’aise. Pendant tout ce temps Hélène me regarde et me sourit. Que dois-je comprendre ? Elle se change, paye et nous sortons. Il fait déjà sombre. Je devrais dire quelque chose. Rien ne me vient. Au bout d’un moment, j’ose.
« J’ai beaucoup aimé ça. »
Un court silence.
« Moi aussi. »

J’ai comme un coup au cœur, ça me fait chaud, ça me fait froid, ça mouille dans ma culotte. J’ai envie.
Elle me propose de me raccompagner, sa voiture est garée un peu plus loin. Dans la rue je n’arrive pas à parler, elle non plus. La voiture nous offre une intimité plus propice.
« Tu te masturbes ?
- Oui.
- Souvent ?
- Oui. »

Ne pas lui laisser toute l’initiative, ne pas être la fillette soumise qui se livre. Jouer à égalité.
« Et toi ?
- Moi aussi, souvent.
- Mais tu es mariée ! – là je suis stupide. Je la vois sourire.
- Ça n’empêche pas. »
Après un moment, comme si elle lisait dans mes pensées :
« Tu as envie ?
- Oui.
- Avec moi ?
- Oui. »

La route qui mène au lotissement longe la colline au sommet de la quelle il y a le château. On appelle comme ça un amas de ruines que des gens vont visiter et où l’été il y a des spectacles en plein air. A cette heure et en cette saison, c’est désert. Elle arrête la voiture au bout du parking. Tout en bas, à travers les arbres dépouillés, je vois la ville toute éclairée. Elle défait sa ceinture de sécurité et se tourne vers moi, elle caresse mon visage, doucement. Elle défait la mienne, ouvre mon duffel-coat, pose sa main sur main sur ma cuisse, relève ma robe, remonte lentement, s’arrête sur mon minou qu’elle commence à frotter. Je suis dans un état d’extrême excitation, je me sens déjà toute mouillée. Je m’avance sur le siège pour faciliter sa caresse. Sa main cherche à s’insinuer sous mon collant. Je me soulève et d’un geste rapide je baisse collant et culotte sur mes chevilles. Je m’ouvre et je m’offre. Ses doigts sont adroits, ils trouvent tout de suite les points les plus sensibles qui me font me tortiller de plaisir et gémir. Ne pas lui laisser toute l’initiative. Ma main gauche se fraie un chemin sous son manteau ouvert, soulève sa jupe et se glisse jusqu’à sa culotte. Que je suis maladroite de la main gauche ! Hélène me laisse un instant et d’un geste rapide elle retire sa culotte, elle la fourre sous son siège, elle prend ma main et elle la guide jusqu’à sa touffe, jusqu’à sa moiteur. Puis elle saisit des mouchoirs en papier dans la boîte posée au sol près du levier de vitesse et me les tend.
« Mets-ça sous toi. »

Elle fait de même
Elle revient à moi et nous nous caressons l’une l’autre, nous nous explorons, nous nous pénétrons, nous nous arrachons des petits cris de plaisir.
« Ne jouis pas trop vite. Attends-moi. »

En fait c’est elle qui jouit la première, mais je la suis de près. Puis nous restons un petit moment silencieuses, reprenant notre respiration. Elle se rajuste la première. Elle prend dans le vide-poche une boîte de serviettes humidifiées, en tire une et me la tend pour que je m’essuie la main. Elle aussi essuie la sienne, après quoi, elle les roule avec nos mouchoirs souillés, sort de la voiture et va jeter le tout dans une poubelle. Moi je reste là, jambes ouvertes, contemplant l’intérieur de ma culotte baissée à la lueur du plafonnier. Je voudrais que cet instant ne s’arrête pas. Elle remonte dans la voiture, referme la portière, la lumière s’estompe. Elle se tourne vers moi et me caresse la joue. Je romps le silence.
« Tu te masturberas en pensant à moi ?
- Certainement. Mais c’est déjà fait.
- …
- Hier matin, quand je mettais le linge dans la machine à laver, j’ai découvert ma culotte noire. J’ai été étonnée, je ne me souvenais pas l’avoir mise récemment. Machinalement, je l’ai portée à mon nez pour sentir si elle était propre et mise là par erreur. Et je t’ai sentie. Au début je ne savais pas que c’était toi, mais je suis vite arrivée à la conclusion que ce ne pouvait être personne d’autre. Ça m’a fait tout drôle. J’essayais de reconstituer la scène, je ne savais pas trop comment, mais au fur et à mesure mon excitation montait. Je suis retournée dans mon lit, j’ai continué à humer ton parfum et j’ai commencé à me caresser. Ça a été rapide et très bon. Après je me suis demandée comment il fallait que j’interprète ton geste. Tu avais fantasmé sur moi, ça c’était sûr, mais plus j’y pensais plus je me disais que tu avais voulu me le faire savoir. Je me disais qu’autrement tu n’aurais pas choisi une de mes culottes propres. Il t’aurait été facile de te masturber avec une de mes culottes qui étaient dans le linge sale et je n’y aurais rien vu. J’étais de plus en plus convaincue que tu avais voulu me laisser un message. Si c’était le cas, j’étais certaine que tu te manifesterais rapidement. Ça n’a pas loupé. Ton agenda oublié, c’était cousu de fil blanc, tu voulais qu’on se revoie et vite. J’ai failli te dire de passer chez moi, mais le mardi c’est le jour de la femme de ménage. Et puis je ne savais pas comment aborder le sujet. L’idée de l’essayage m’est venue au café pendant qu’on parlait. Heureusement que l’autre cliente est entrée et que la vendeuse est allée s’occuper d’elle. J’ai improvisé. Tu aurais dû voir ta tête quand j’ai ôté la jupe ! »
Je me penche vers elle et je l’embrasse sur la joue, près de ses lèvres, sans oser plus.
« Rhabille-toi, il se fait tard, il faut que je rentre. Je vais te reconduire. »

La voiture s’arrête devant la maison. Je suis anxieuse :
« Tu veux qu’on se revoie ?
- Oui, mais mieux que ça. Tu es libre quand ?
- Jeudi je n’ai pas cours.
- Tu veux venir chez moi le matin ? Mon mari est en déplacement jusqu’à vendredi. »
On se fait une bise appuyée, presque frôlant nos lèvres, osant, mais pas trop. Je descends. Hélène repart. Je reste là, comme une cruche, sur le trottoir, à regarder la voiture qui disparaît au bout de la rue. Je suis amoureuse.

Amoureuse ? J’ai passé la soirée de mardi et toute la journée d’hier à essayer de mettre de l’ordre dans mes sens et dans mes idées. Pour mes sens, c’est relativement facile, je sais comment m’y prendre, et le film de la séance dans la voiture a défilé plusieurs fois sous mes paupières closes. Mes idées, c’est autre chose. Suis-je amoureuse ou simplement en quête de plaisir partagé, ce plaisir que je pense qu’Hélène peut me donner, après les frustrations de mes histoires avec les garçons. Hélène et les garçons ! Cette association d’idées me fait sourire ! J’étais toute petite alors ! Je revois mes histoires d’amour sans comprendre si réellement j’ai été amoureuse. J’aimais me sentir considérée l’égale de toutes les autres, main dans la main avec un garçon, mais j’aimais beaucoup moins quand il fallait payer le prix, prendre sa bite dans ma bouche, offrir mon minou à ses gestes rugueux, défendre mon cul de sa brutalité. C’était de l’amour ? J’aime mes gestes à moi, doux et précis, et j’ai trouvé dans les gestes d’Hélène la même délicatesse. Mais si je suis amoureuse d’Hélène, est-ce que cela veut dire que je suis lesbienne ? Le mot me fait un peu peur mais la chose m’excite. Je suis dans le bus depuis une dizaine de minutes, encore un bon quart d’heure avant d’arriver au centre et de changer, puis encore une vingtaine de minutes avant d’arriver chez elle. Je me suis levée de bonne heure, je me suis soigneusement préparée pour ce rendez-vous d’amour. Je me suis douchée longuement, j’ai mis une de mes culottes les plus élégantes, rien à voir avec les siennes cependant, une de celles que je mets quand je dois aller chez un médecin, et même un soutien gorge, bien qu’il n’y ait pas grand-chose à soutenir. J’ai mis un collant plus fin et une robe que j’aime bien, gris souris, un peu évasée, avec mon sous-pull rose lilas, accordé aux petits motifs brodés autour du col de la robe. Et mon éternel duffel-coat.

Je descends du bus. Quelques centaines de mètres à parcourir avant d’arriver chez elle, un alignement de villas qui cachent leur opulence derrière de hautes haies touffues. A cette heure le quartier semble désert. En fait il le paraît toujours. Je suis à la grille, je sonne, elle m’ouvre. Je remonte l’allée. Elle m’attend sur le pas de la porte dans un kimono noir et or, aussi somptueux que son sourire. La porte refermée nous restons là un instant comme gênées, elle me débarrasse de mon duffel-coat, puis nos mains se trouvent, nos corps se rapprochent et nous nous serrons l’une contre l’autre. Elle caresse mes cheveux, nouveau baiser chaste mais appuyé, au coin de la bouche, pis elle m’entraîne. Nous voilà dans la cuisine, elle me propose du café, elle s’affaire, je la regarde, elle semble agitée – je l’aime fort ? très chaud ? je prends du sucre ? Elle fait tomber la petite cuiller, en sort une autre, elle s’immobilise enfin, assise en face de moi, me regarde boire, et elle sourit. Elle se détend :
« J’ai envie. »

Elle m’entraîne vers la chambre d’amis, « ma » chambre quand je couche ici.
« J’aimerais te déshabiller. »

Je la laisse faire. Elle passe derrière moi, défait la fermeture éclair de ma robe, la tire vers le haut, l’enlève et la pose sur la chaise. Je me défais de mes chaussures. Toujours derrière moi, elle passe ses mains sur mon visage, descend sur mes seins puis sur mon ventre, mes hanches. Elle saisit le bas de mon sous-pull, le remonte lentement, et il rejoint la robe sur la chaise. Elle dégrafe mon soutien gorge, me le retire, caresse mes épaules, passe ses mains sous mes bras que je lève pour joindre les miennes au dessus de ma tête, et elle atteint mes seins, minuscules mais très sensibles, déjà durs, avec les mamelons qui pointent. Je ferme les yeux et je me laisse aller contre elle, pour profiter pleinement de la douceur de cette caresse qui s’éternise. Ses paumes couvrent mes seins, les pressent, puis elles s’éloignent, frôlent à peine les pointes en des ronds électrisants. Depuis un bon moment déjà mon minou est en nage. J’ai envie à la fois qu’elle aille vite, que le plaisir se déchaîne, et que le temps s’arrête. Elle descend lentement mon collant, je l’aide à le retirer. Elle me contourne, s’assied au bord du lit dont elle a repoussé la couette et me tire vers elle. Je suis debout, immobile, avec juste ma culotte. Ses mains sont sur ma taille, puis sur mes hanches, elle insère ses pouces sous l’élastique et tire doucement ver le bas, me découvrant avec une lenteur qui m’exaspère et m’excite au plus haut point. Petit à petit la culotte se retourne, dévoilant mon petit buisson et une large tache mouillée. Elle pose un baiser léger sur mon ventre, juste au dessus de mes poils et je chavire. Ma culotte est à mes pieds. Ne pas lui laisser toute l’initiative.

A moi, maintenant, ma belle. Je la fais s’allonger et je défais la ceinture du kimono, je l’ouvre largement et elle m’apparaît dans toute sa blondeur, complètement offerte, dans l’écrin noir et or de son kimono étalé. Pas de marque de slip ou de soutien-gorge. Sa peau est uniformément satinée, UV, sans doute. Je la contemple un instant, puis j’écarte ses genoux et je pose mes mains sur l’intérieur de ses cuisses et je remonte jusqu’à sa touffe presque transparente et son minou trempé. D’une main je l’ouvre, l’explore, pendant que mon autre main monte jusqu’à ses seins fermes, aux auréoles plus larges que les miennes. Elle a fermé les yeux et elle gémit doucement. Elle se redresse, elle ôte son kimono, s’allonge complètement sur le lit et m’attire à elle. Nous voilà serrées l’une contre l’autre.

Nos seins se touchent, nos cuisses s’entrecroisent, nos mains, par moment frénétiques, parcourent nos corps. Puis elle m’allonge sur le ventre et parcourt mon dos de petits baisers et de caresses légères. Je sens comme des vagues de plaisir déferler en moi, monter puis redescendre puis remonter encore. Continue, oui, continue ! Sa main frôle mes fesses, s’y attarde, s’insinue entre elles jusqu’à l’orée de mon vagin, elle trempe dans ma liqueur, puis elle monte plus haut, jusqu’à toucher mon petit bouton en feu. Je replie mes genoux et remonte mon bassin pour m’exposer totalement à sa caresse. Je suis béante. Je sens un doigt qui me pénètre pendant que le bout de son pouce caresse mon petit trou défendu. C’est doux, liquide, gluant, je me sens impudique, vicieuse. Si elle le veut, je ne le défendrai pas. Elle me retourne, pose ses lèvres sur mon sein, en lèche doucement la pointe. Je lui caresse le visage, je suis désordonnée, je perds la maîtrise de la situation. Je dois me ressaisir, ne pas être passive. A mon tour ma jolie ! Je la fais s’allonger sur le ventre et je me mets à genoux entre ses jambes entrouvertes. Je me penche sur elle, sur son dos que je caresse, que j’embrasse, de plus en plus bas, je frotte mes seins contre ses reins, contre ses fesses, je m’éloigne un peu, me redresse. Je veux regarder ce joli cul que je n’ai pas encore pu détailler. Je le caresse du bout des doigts, elle me laisse faire, comme inerte, je passe un doigt léger sur sa raie. Lentement elle m’accompagne d’un mouvement opposé qui me seconde, elle ramène ses genoux, se soulève, s’ouvre et je l’ai là devant mes yeux son vagin rose, suintant et brillant, la peau à peine plus foncée autour de son petit trou où convergent quelques ridules qui semblent s’y engouffrer et s’y perdre. Je mouille mes mains en elle, je la pénètre de deux doigts, je sens une certaine frénésie me gagner, doucement, il faut que j’aille doucement, que je sois aussi délicate qu’elle dont je vois le bassin remuer et son petit trou palpiter au rythme de ma pénétration. C’est trop excitant ! De mon autre main je me pénètre aussi, je veux un orgasme commun. Il vient. Je m’effondre sur elle.

Nous somme là, blotties l’une contre l’autre, enlacées. Elle a tiré la couette pour nous couvrir et nous sommes bien au chaud. Elle caresse mon visage, me dit que je suis jolie et j’ai envie de la croire. Elle me demande si j’ai l’habitude avec les femmes. Je lui réponds que non, jamais encore. Je tais les expériences avec mes cousines adolescentes. Elle, en revanche, m’avoue quelques liaisons passées. Mais rien depuis plusieurs années.
« Depuis que tu es mariée ?
- Non, j’ai eu quelques aventures après.
- Ton mari le sait ?
- Non, il n’apprécierait pas. Si c’est ça qui t’effraie, rassure-toi, je ne lui parlerai pas de toi. »
Je suis curieuse.
« Tu as eu beaucoup d’hommes ?
- Non, quelques uns, mais rien depuis que je suis mariée. Toi ?
- Trois. Trois désastres.
- Raconte.
- Non, je n’ai pas envie, une autre fois peut-être. »

Sa bouche s’approche de la mienne, je sens avec une certaine angoisse venir le moment du baiser. Je n’ai jamais embrassé une fille ! Le cœur battant, je ferme les yeux et j’entrouvre mes lèvres. Celles d’Hélène viennent s’y poser doucement, puis sa langue entre dans ma bouche et touche la mienne. C’est électrique, je fonds de nouveau, nos langues s’agitent, nos jambes s’entremêlent. C’est long, c’est doux et terriblement excitant. Quand elle se détache de moi, j’en redemande, c’est moi qui vais vers elle et qui lui rends son baiser. Nos sens sont à nouveaux échauffés, nos corps demandent un surcroît de caresses et de plaisir. Hélène m’arrête.
« Tu aimerais qu’on prenne un bain ensemble ? »

Il est tard, je lui fais remarquer qu’il va bientôt être l’heure d’aller chercher les jumelles à l’école. Hélène a pris ses dispositions. Elles déjeunent chez une amie chez qui elles retourneront après l’école, elle connaît la mère et s’échangent parfois ce genre de service. Elle doit les récupérer ce soir vers sept heures. Je la suis dans le couloir qui mène à la salle de bains. Je suis fascinée par sa silhouette, ses cheveux mi longs, légèrement bouclés qui ondulent au rythme de ses pas, comme ses fesses. Ce que j’aimerais être comme elle, harmonieuse, je n’aime pas comme je suis, petite, avec un corps d’adolescente mal finie. Je suis derrière elle lorsqu’elle se penche pour ouvrir les robinets et régler la température de l’eau. Elle est ainsi toute exposée.
« Viens, mets-toi là. »

Elle est allongée dans l’eau, et m’indique le côté opposé. Attention à ne pas glisser comme l’autre fois. Je prends une infinité de précautions ridicules qui la font rire.
« Tu ne vas pas te noyer ! »
Je suis dans l’eau face à elle, les jets d’eau caressent mon corps. Avec un petit rire espiègle que je ne lui connaissais pas, elle glisse un pied entre mes jambes et de son gros orteil elle caresse mon minou. Je ris aussi et je fais pareillement. Associé aux sensations des jets d’eau, c’est à la fois drôle et voluptueux.
« Viens. »

Elle me fait venir à elle, assise entre ses jambes ouvertes, mon dos collé à sa poitrine. D’un flacon qui était sur le bord de la baignoire et fait couler dans sa main une bonne dose d’un liquide bleu-argent avec lequel elle me frotte les seins. Ça sent bon, c’est doux et je me sens fondre. Une autre dose entre mes jambes, sur mon minou, contre mon anus où se glisse aisément le bout de son doigt majeur. Je gémis et la laisse faire. Jamais je n’ai été pénétrée ainsi. Je ne sais dire si j’aime ou non, mais je ne veux rien lui refuser. Pour m’exciter davantage, je ferme les yeux et je m’abandonne en me répétant mentalement la phrase « j’ai son doigt dans mon cul, j’ai son doigt dans mon cul » mais l’effet est nul, contrairement à celui que me fait son pouce enfoncé dans mon vagin et qui presse pour rencontrer l’autre doigt dans l’autre orifice. Je gémis de plus belle. Elle me murmure à l’oreille, me demande si j’aime, je lui réponds que oui, elle me dit affectueusement que je suis une petite salope, je dis que oui, qu’elle aussi, elle dit que oui, je jouis. Elle se déplace et vient à son tour s’asseoir entre mes jambes. Je comprends qu’il faut que je lui rende la pareille. Mais ne pas faire comme elle, improviser quelque chose de différent. Je la fais se redresser, se mettre à quatre pattes, ses fesses tout près de mon visage. Je fais couler un peu de savon sur son anus qui se contracte à cause du froid. Je frotte, un peu de mousse se forme, j’appuie le bout de mon index, il entre tout seul, « comme dans du beurre », c’est la pensée qui me vient à l’esprit et je revois la scène du Dernier tango que ma cousine m’avait montrée discrètement chez elle, quand on avait treize ans. J’engage deux doigts de ma main gauche dans son vagin et je commence des aller-retour rapides dans les deux orifices. Elle jette un petit cri, dit que oui, que c’est bon, elle veut que je continue, plus vite, et rapidement elle jouit aussi.

Nous sommes attablées dans la cuisine. Elle a mis son peignoir blanc et m’en a passé un, plus petit, presque à ma taille, celui de sa belle fille. Je lui ai demandé si elle la fait fantasmer aussi, elle m’a souri et n’a rien répondu. Elle a fouillé dans le frigo et elle a mis sur la table ce qu’elle y a trouvé, de la salade, du jambon, des yaourts, des fruits. On grignote en papotant. Nos sens sont apaisés, mais pour combien de temps ?

Nous sommes de nouveau couchées, nues, serrées l’une contre l’autre, bien au chaud sous la couette. Le gris du ciel qui perce à peine à travers les rideaux laisse la chambre dans une douce pénombre propice aux confidences et aux caresses. Nous bavardons tout en promenant nos mains sur nos corps. Quelques anecdotes sur nos expériences, je suis curieuse et je voudrais la faire parler, mais elle reste plutôt évasive. Elle me jure qu’avant moi elle n’avait jamais fait l’amour dans une voiture mais j’ai peine à la croire. Elle arrive à me soutirer quelques confidences sur ma relation juvénile avec mes cousines. Je sens que ce que je lui raconte l’émoustille, alors j’en rajoute, j’invente aussi un peu pour que mon histoire soit un peu plus piquante. Pendant que je parle, ses mains caressent mes cheveux, son genou s’insinue entre les miens et sa cuisse vient frotter mon minou et stimule mon humidité.

Puis elle se met sur le dos, elle plie sa jambe qui m’écarte et m’attire sur elle. Je me cambre pour que mon minou remonte jusqu’à son genou avant de me laisser glisser jusqu’à elle, prenant bien soin de lisser aussi son minou avec ma cuisse. Nous répétons l’opération, lentement d’abord, puis de plus en plus vite. Nos bouches se collent, nos langues se lient, nos cuisses sont gluantes, l’odeur de nos mouilles mêlées m’excite au plus haut point. Je vais jouir, je le sens, je le dis, elle me demande de l’attendre, c’est presque ensemble que nous poussons un cri libérateur puis nous nous effondrons harassées et en nage. Il nous faut un bon moment pour retrouver notre souffle. On se regarde et on rit de nos figures toutes rouges. On est allongées côte à côte, la couette remontée jusqu’au nez, on se tient par la main. Une douce torpeur nous envahit. Je me sens bien, apaisée. Ça ne dure pas longtemps, il y a encore une chose au moins dont j’ai envie, mais je ne sais si elle va être d’accord. Je disparais complètement sous la couette et je pose ma bouche sur son sein. Du bout de la langue je titille le bout pendant que ma main caresse son ventre.
« Tu es insatiable ! »

Oui, je suis insatiable. Je ne sais pas si une occasion pareille me sera encore offerte, je veux en profiter totalement, satisfaire tous mes désirs, réaliser tous mes fantasmes. Dans le noir presque complet ma bouche parcourt son ventre, ma langue pénètre son nombril alors que ma main est déjà entre ses cuisses nouvellement ouvertes.
« Tu veux bien ?
- Oui »

C’est presque un murmure, mais il exprime une envie. Je me mets tout au fond du lit et je plonge mon visage dans ses poils. J’en respire à fond le parfum avant d’insérer ma langue entre ses lèvres. Au premier contact elle se raidit en poussant un petit cri, puis elle se cambre, vient à ma rencontre et ses mains sur ma nuque appuient ma caresse. Je parcours l’orée de son vagin, goûte enfin sa liqueur finalement pas si différente de la mienne, je remonte entre ses lèvres à la recherche de son petit bouton pendant qu’elle se tortille et gémit. Ses cuisses enserrent mon visage de façon spasmodique, s’ouvrent, se ferment, s’ouvrent encore, puis se referment emprisonnant ma tête comme dans un étau. Elle a un râle de plaisir et se relâche. Je sors de dessous la couette, j’ai le visage tout barbouillé de sa mouille, elle le saisit à deux mains et m’embrasse avec fougue. Je crois que je lui ai vraiment donné un plaisir très fort. Je suis contente de moi. Elle sort du lit, me découvre, me tire par les jambes pour que mes fesses soient juste au bord, elle s’accroupit entre mes jambes qu’elle passe au dessus de ses épaules et plonge son visage en moi. C’est fort ! J’ai un premier petit cri de plaisir et moi aussi je me tortille dans tous les sens. Sa langue me fouille méthodiquement, bien mieux que je ne l’ai fait moi auparavant, et me procurent des sensations inouïes. Je caresse mes seins, je les presse, les serre, les triture, tout mon corps est en feu, en liesse, c’est douloureusement bon, l’orgasme arrive comme une libération. A mon tour je goûte ma mouille sur ses lèvres.

Il fait déjà nuit lorsque nous montons dans sa voiture. On s’est douchées, on a remis de l’ordre, on a aéré la chambre qui sentait bon l’amour. Elle me ramène à la maison avant d’aller récupérer les jumelles. Je suis calme, comme épuisée, j’ai quelques frissons.
Je regarde Hélène qui conduit en silence. De temps en temps elle tourne les yeux vers moi et nous échangeons un sourire. Avant d’atteindre le lotissement, elle arrête la voiture dans un endroit sombre sans couper le moteur. Aucune lueur de phares en vue. Elle m’embrasse à pleine bouche.
« Devant chez toi c’était impossible.
- Tu veux qu’on se revoie ?
- Je ne sais pas quand ce sera possible.
- Tu veux qu’on s’écrive ? »
Je lui indique le moyen de créer une adresse e-mail discrète et je lui donne la mienne, simple à retenir. Plus tard je lui apprendrai à utiliser msn.
Le soir, j’attends. J’essaie de penser à autre chose. Vers onze heures, tout le monde dort. Je suis seule devant l’écran de l’ordinateur. Un message arrive de « hpourf ». Le pseudo me fait sourire mais mon cœur bat la chamade. Clic. C’est très bref :
« Fanny je t’aime ».
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Commentaires de l'histoire érotique

2011-10-08 16:26:50  -  patviro1  
bien ecrit

2009-02-11 00:10:21  -  mivali  
Très beau texte, belle plume. On sent le "vécu". Seule question que je me pose, quel est le sexe de l'auteur ? Femme ou homme ? Vu la manière d'exprimer les sentiments je dirais une femme. Si c'est un homme, alors là, il est très fort. J'aimerais qu'elle (il) me le fasse savoir...

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